• * Le magasin des suicides

     

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    Imaginez une ville où les gens n’ont plus goût à rien, au point que la boutique la plus florissante est celle où on vend poisons et cordes pour se pendre. Mais la patronne vient d’accoucher d’un enfant qui est la joie de vivre incarnée. Au magasin des suicides, le ver est dans le fruit…

     

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    Réalisateur : Patrice Leconte

    Durée : 1h25

    Année : 2012

     

    Casting

    Bernard Alane, Isabelle Spade, Kacey Mottet Klein, Isabelle Giami, Laurent GendronPierre-François Martin-Laval, Eric Métayer, Jacques Mathou.

     

    Mon avis

    L'histoire m'a tentée. Les images, bien que sombres, sont très jolies et j'ai trouvé les dessins très réussis et agréables à regarder. Mais ce côté musical m'a complètement refroidi, peut-être même rebutée. Je n'ai pas eu le courage d'aller au-delà d'une demie heure de visionnage : beaucoup, beaucoup trop de chansons à mon goût. Suis-je donc devenue trop vieille pour apprécier ce genre ?

     

    Anecdotes

    * Le Magasin des suicides est l'adaptation cinématographique du roman homonyme de Jean Teulé, paru en 2007. Cependant, Patrice Leconte a choisi d'en modifier le dénouement au profit d'une "fin quasiment kitsch d’optimisme, qui en devient presque ironique", contrairement au livre qui se terminait mal, ce à quoi Teulé ne semble pas s'attacher, puisqu'il déclare : "Je n'emmerde jamais ceux qui m’adaptent. Du coup, tout le monde me trouve très sympathique…". Par ailleurs, le cinéaste, qui avait déjà été approché à plusieurs reprises pour adapter le roman, a montré de nombreuses réticences avant de sauter le pas : "Comment recréer, dans un film en prises de vues réelles, avec de vrais acteurs, un univers aussi bizarre et décalé ?", s'est-il demandé. Tant de problèmes auxquels il a fini par trouver une solution grâce au producteur Gilles Podesta, qui lui a donné l'idée de l'animation !

    * Patrice Leconte est un cinéaste chevronné. Pourtant, malgré sa grande carrière, il s'essaye encore aujourd'hui à des exercices dont il n'a pas l'habitude : ainsi, à 64 ans, il se lance pour la première fois dans la réalisation d'un film d'animation avec Le Magasin des suicides ! La discipline comporte certains avantages, comme s'en amuse le cinéaste : "L'animation, pour une fin de carrière, c'est parfait. Pas de caprices, les acteurs savent leur texte, on ne s'enquiquine pas avec la météo, c'est cool (...) L'animation n'est pas naturaliste, on est dans un monde de fantaisie !". Avantage économique également, puisque selon lui, "tout est plus facile, on peut se permettre des trucs qui sont chers dans le cinéma traditionnel et qui, là, ne coûtent pas un rond."

    * Si le cinéaste a choisi de faire appel à des acteurs qui n'étaient pas forcément connus du grand public, c'est justement parce que selon lui, prendre des célébrités aurait détourné l'attention du spectateur, qui se serait alors plus penché sur la voix du personnage que sur le dessin en lui-même. "L’oreille et l’œil ne vont pas ensemble et du coup on ne voit plus les dessins. Les acteurs sont là pour interpréter de vrais personnages, mais leur voix ne doit pas être trop naturelle", affirme-t-il. Patrice Leconte, qui a donc choisi ses acteurs pour leur voix, mais aussi pour leur talent de chanteur, déclare ne s'être attaqué à l'animation qu'après la finalisation de son casting. D'après lui, la voix modifie la gestuelle, il ne pouvait donc pas se permettre de lancer le processus d'animation sans savoir qui allait prêter sa voix à tel ou tel personnage. Un travail sur mesure !

    * Le dessin animé est entrecoupé de neuf chansons qui lui donnent des airs de comédie musicale ! Patrice Leconte explique sa décision (quelque peu inattendue) en ces termes : "J'ai pensé tout de suite que cette fantaisie devait être musicale. C'est une vieille envie, celle de faire un film musical. Le projet s'y prêtait parce que ça me permettait de faire un film très noir et très joyeux". Comme le confirme le compositeur Etienne Perruchon, ces intermèdes musicaux, travaillés "très en amont, avant de commencer l’animation", confèrent en effet au film un "côté opérette", un "ton un peu baroque, un peu étrange."

     


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